mardi 26 novembre 2013

Appel de l'Union Locale de Saint-Nazaire conte le travail dominical

Union Locale de St-Nazaire et sa région


Arrêtons la langue de bois !

Depuis plusieurs années, les patrons de la grande distribution font le forcing pour les ouvertures dominicales.
Pourquoi :
·         pour légitimer le travail du seul jour où les salariés peuvent se réunir en famille ou entre amis et vaquer à leurs loisirs.
·         Pour banaliser le travail du dimanche, afin que, dans les années, à venir on ne le rémunère plus à 100% et sur la base du volontariat
·         pour, soi-disant, le confort des clients, alors que les plages d’ouvertures du commerce comparées aux autres corps de métier sont déjà les plus extensibles du monde professionnel (hormis le tourisme la santé et les transports)

Certaines organisations syndicales patronales, comme la CGPME et l’UPA, affirment  ne pas être favorables au travail du dimanche. Ces chefs d'entreprises sont comme leurs salariés : ils veulent tout simplement préserver leur vie de famille ainsi que leur vie sociale.

Demander les chiffres d’affaires de la semaine ou du mois afin d’apprécier une réelle augmentation du chiffre d’affaire de l’entreprise, personne ne vous les donne, ou ne souhaite pas vous les communiquer. Et pour cause : le client qui a dépensé le dimanche ne dépensera pas le reste de la semaine, son porte-monnaie n'étant pas extensible comme les ouvertures. De plus, les grandes surfaces s’organisent de telle manière que les promotions de ces jours là sont particulièrement attrayantes.

Arrêtons de nous voiler la face ! Les gouvernements bottent en touche, le MEDEF fait le forcing auprès des autorités compétentes et n'en parle jamais avec les syndicats préférant nous mettre devant le fait accompli. La CFTC a toujours été contre le travail du dimanche : gardons ce jour consensuel pour permettre à chacun de profiter des siens.

Pourquoi la collectivité territoriale accepte l’ouverture le dimanche de grandes  chaines commerciales telles que C&A, LMV, Célio etc. prétextant que les clients ont déserté le centre ville du fait des travaux alors que celui-ci meurt lentement, se pose-t-elle les bonnes questions ? Pensez-vous que l'ouverture exceptionnelle de deux dimanches permettra aux magasins d'améliorer leur chiffre d'affaires, de créer de l'emploi et de dynamiser le centre ville. Connait-elle le salaire moyen d'un employé du commerce : soit 1310€ par mois même en fin de carrière. Ces salariés qui voient moins souvent leurs enfants du fait de leurs horaires. La collectivité assure  qu'elle sera vigilante sur l'application du code du travail...  comment fera-t-elle ? La CFTC a des raisons d’être très inquiète.

N'oublions pas tous ces salariés qui "souhaitent" travailler le dimanche : bien évidemment maintenant que nous connaissons leur salaire, on peut le comprendre. Bien évidemment, les étudiants, nos enfants à qui nous ne pouvons plus payer d'études supérieures, souhaitent aussi travailler le dimanche et les jours fériés pour essayer de vivre décemment, et cela au détriment de leurs études. Nous devrions avoir honte !!

Ne nous leurrons pas : aujourd’hui ce sont  les salariés du commerce, demain tous les salariés travailleront le dimanche. Et où seront nos grands chefs d'entreprises quand les salariés travailleront le dimanche ? chez eux, avec leur famille, leurs amis.


                                                                                                                 Carole Le Damany
                                                                                                                 Présidente de l’Union Locale 

Dr CAC - Qu'est-ce-qu'une banque centrale ?

Petit cours d'économie sur le ton de l'humour. Mais tout est clair et ludique.



lundi 25 novembre 2013

Débat tabou: faut-il sortir de l'Euro?

 Au cours du premier semestre 2014, nous allons nous rendre deux fois dans l'isoloir. La première fois,pour les élections municipales et la seconde fois  pour les élections européennes.Comme à mon habitude, je ne donnerai aucune consigne de vote, mais je vous invite à vous renseigner en tant que syndicalistes responsables  et réformistes sur les débats concernant l'Europe et ses orientations économiques et sociales. 

Les propos tenus au cours de ce débat n'engagent que leurs auteurs, mais ils doivent être écoutés avec attention.

Edito Pascale Coton

Dans nos entreprises, soyons aussi vigilants

22 novembre 2013
L'édito de Pascale Coton pour
La Lettre confédérale CFTC 1457/58
Pendant que la CFTC accepte de se mettre autour d’une table pour créer des labels sur l'égalité, rédiger des chartes contre les discriminations, élaborer des pactes en faveur du respect dans les entreprises, d’autres gesticulent.
Pendant que la CFTC négocie pour tous les salariés des accords sur toutes les égalités au niveau national et dans les entreprises, d'autres jouent avec des mots, des slogans devant des caméras, dans des journaux à la vue de tous ! C'est tellement plus facile.

Pendant que certains organisent de belles rencontres sportives pour que, dans les gradins, des femmes, des hommes et des enfants, viennent encourager, applaudir, tous ces athlètes qui leur font oublier, pendant quelques heures, leurs soucis quotidiens, d'autres s'organisent pour déployer leur voix en imitant des cris d'animaux.

Pendant que la CFTC se bat pour une journée par semaine en famille, avec les grands et les petits, d'autres mettent leurs enfants en avant pour leur faire crier des insultes qu'ils répètent sans comprendre !

Dans nos entreprises, soyons vigilants ! La CFTC a créé des outils pour ses militants afin qu’ils ne soient pas désarmés face aux discriminations qui sont souvent sournoises et font beaucoup de dégâts qui je le rappelle sont condamnables et peuvent aller jusqu'à de la prison ferme !

Pendant trois ans, j'ai rencontré un très grand nombre de structures et de militants CFTC dans le cadre de notre programme MEQ (Mixité, Égalité, Qualité de vie). Cet outil CFTC a été plébiscité au-delà de notre syndicat. Le tour de France qu’il m’a permis de réaliser m’a démontré que je peux compter sur chacun d'entre vous pour que nos différences soient vécues comme des richesses.

Notre syndicalisme humaniste doit nous permettre de rassembler, de ne laisser personne au bord du chemin, de repousser la violence. À l'approche des fêtes de fin d'année, affichons ensemble que notre CFTC est très respectueuse de la Liberté, de l'Égalité et de la Fraternité, condamnons fortement tous ces actes envers une personnalité publique, un salarié ou un citoyen.
Pour toutes ces raisons, la CFTC et d’autres organisations syndicales ou ONG appellent à manifester pacifiquement le 30 novembre contre le racisme et la haine.
Pascale Coton,Secrétaire générale

vendredi 22 novembre 2013

Journal des Entreprises Emmanuel Todd

Beaucoup connaissent mon goût pour les iconoclastes. Cela vient de ma formation d'historien et de l'enseignement dispensé par mes vieux maîtres et surtout un.

Il m'arrive parfois de passer à l'antenne de RDE ou Radio des Entreprises filiale radiophonique du Journal des Entreprises. 

On peut lire sur le logo de cette radio qu'elle travaille en partenariat avec le Medef Bretagne.La liberté de ton y est et je suis reçu à chaque fois avec courtoisie par Simon Janvier , animateur de l'émission Les Patrons Flingueurs. Qu'il en soit remercié.

Je vous invite à lire cet entretien de Emmanuel Todd, encore un iconoclaste, en cliquant sur le lien suivant:http://www.lejournaldesentreprises.com/national/l-allemagne-a-pris-le-controle-du-continent-12-11-2013-210150.php 

Âmes sensibles s'abstenir.

mercredi 20 novembre 2013

Communiqué CFTC sur la réforme fiscale.

Réforme fiscale

19 novembre 2013 - Pantin
La CFTC pour une répartition plus équitable et plus efficace de l'effort
Alors que le Premier ministre souhaite recevoir très bientôt les partenaires sociaux sur la fiscalité, la CFTC ne peut qu'encourager cette démarche. En effet, elle réclame depuis plusieurs années une sérieuse remise à plat de l'ensemble des dispositifs, qu'il s'agisse de fiscalité en général ou de financement de la protection sociale en particulier.

Elle rappelle que la fiscalité permet à l'État de garantir le bien commun en toute indépendance, en remplissant ses missions qui consistent notamment à garantir la politique de santé, l'éducation, la culture, à sauvegarder la justice sociale, à promouvoir le droit du travail, à encourager la solidarité et à impulser la politique économique. C'est dans cette optique qu'elle sera partie prenante dans les concertations et négociations qui s'ouvriront prochainement.

La CFTC veillera particulièrement à ce que la réforme du financement de la sécurité sociale ne soit pas l'accessoire d'une éventuelle réforme fiscale d'envergure. Concrètement, les améliorations attendues pour l'un des deux systèmes ne doivent pas fragiliser voire mettre en péril l'autre. Pour ce faire, le gouvernement, comme les partenaires sociaux pourront s'appuyer sur les travaux du Haut Conseil du financement de la protection sociale avec l'ambition de mettre fin aux « aller-retour » successifs qui ont fini par rendre notre système illisible, voire incohérent. Dans cette logique, les systèmes d'exonérations et d'exemptions d'assiette devront être évalués sans concession.

La CFTC demeure profondément attachée à la cotisation comme mode de financement principal de notre système de sécurité sociale, dont elle constitue encore aujourd'hui près de 60 % des recettes.
Néanmoins, l'extension de notre système à d'autres populations que les seuls salariés et la part croissante des dispositifs de solidarité justifient le recours à des ressources fiscales. La CSG nous semble être un outil dédié, simple et adapté aux évolutions de notre système de sécurité sociale.

Le Premier ministre a d'ores et déjà évoqué la fusion de l'impôt sur le revenu et de la CSG. Bien que cette solution permette une meilleure redistributivité, la CFTC tient à alerter sur le problème de fléchage et de traçabilité que cela engendrerait, notamment concernant la famille (l'IRPP intègre la famille, ce qui n'est pas le cas pour la CSG).

Plus généralement, la CFTC formulera des propositions visant à répartir de manière plus équitable et plus efficace l'effort de chacun des agents économiques français face à l'impôt.